Le Havre : l’école Colette à la conquête de l’art

030

On vous avait précédemment parlé de l’artothèque initiée par Christiana Legrand au Collège Théophile Gautier. C’est encore sous sa houlette et, dans le cadre d’un projet RRS (Réseau Réussite Scolaire), qu’une vingtaine de têtes blondes s’est rendue à l’école d’Art.

Destinées à favoriser la rencontre avec l’art, ces visites, en l’occurrence l’exposition d’Isabelle Paga « Et le Monde devint phénoménal », permettent aux  jeunes de se confronter aux œuvres, de les approcher, de les découvrir dans un espace d’exposition. Les bambins scolarisés en CE2 à l’école Colette n’ont pas manqué de faire des remarques pertinentes et amusantes, au fil de leur découverte du travail.

Pourquoi c’est noir ?
Guidés par Marion, étudiante à l’ESADHaR (Ecole Supérieure d’Art et de Design du Havre et de Rouen), ils ont pu s’immerger dans l’univers de l’artiste, découvrir le fusain, la mine de plomb, mais, surtout, exprimer leur ressenti face à un dessin original. Pénétrant dans une pièce ponctuée de dessins grands formats, toute la classe a reconnu la forêt imaginaire que suggérait l’artiste, présentant sur chaque panneau un tronc d’arbre, sorte d’apparition blanche se détachant du noir du fusain. Après l’enthousiasme spontané marqué par des « Wouah ! », « C’est beau », « C’est bien », est venu le temps des questions et des interrogations. Ce blanc sur un fond noir, ça fait penser à « un fantôme déguisé en arbre », « à la nuit ». Et puis, au fait, « pourquoi c’est noir ? ».
Arrivèrent ensuite les moments d’étonnement générés par l’observation d’un dessin comportant une trace inhabituelle. Les enfants, stupéfaits et ravis d’avoir remarqué une tache sur une œuvre, s’empressèrent d’interpeller leur guide. Steffie, perplexe, de demander : « Pourquoi y-a des traits sur le côté ? », et Sébastien : « C’est bizarre : ça déborde ! », ou encore : « On a mis les doigts dessus ». Autant de tentatives pour expliquer le « défaut » du dessin. Voilà une bien belle découverte pour cette petite troupe attentive et captivée : l’art accepte l’imperfection, s’en nourrit. Les yeux ronds se réjouissent de cette liberté promise par la discipline : « Maîtresse, on pourra essayer ? » Mission accomplie : le public est conquis et heureux de la découverte. Souhaitons que d’autres initiatives suivront pour permettre de titiller la curiosité des élèves, d’éveiller des talents et de révéler des artistes en herbe.
De notre correspondante S.B.

Partagez

... échangez, publiez cet article sur les sites où vous avez un compte personnel.

Soyez le premier à réagir




CaptchaVersion audio
Changer l'image


La Vidéo

YouTube Preview Image

Résumé du match comptant pour l’avant-dernière journée de championnat de Ligue 2 : Laval-Le Havre (0-2)

Votre opinion

Pour le plaisir (sans valeur "électorale") : quel nom pour le stade ?

Voir le résultat

Chargement ... Chargement ...

Les journaux du groupe Publihebdos

Publihebdos est une filiale du groupe SIPA / Ouest-France spécialisée dans l'édition d'hebdomadaires régionaux.
Le groupe publie aujourd'hui 76 titres différents qui diffusent 740.000 exemplaires par parution.
Cliquez sur le nom d’un journal pour accéder au site. (Seuls les journaux en gras sont ouverts)