
Le courrier d’une lectrice nous interpelle sur un problème d’entretien du cimetière Sainte-Marie. La mairie du Havre, directement concernée, lui apporte une réponse. Nous en profitons pour faire d’une pierre (tombale) deux coups en vous offrant ce petit guide du « Bien mourir au Havre ».
Le 1er novembre passé, on n’en demeure pas moins mortel. Et la mort, définitivement c’est le cas de l’écrire, fait partie de la vie.
Edith Briand, une lectrice, n’est pas très contente depuis sa dernière visite au cimetière Saint-Marie : « Ce que la Mairie nomme le Pré fleuri, ce ne sont en réalité que des herbes hautes de 50 à 60 centimètres…/… un spectacle désolant, un manque de respect certain ». Nous nous rendons sur place et bien que le cimetière soit en réalité (paradoxalement) assez accueillant dans sa globalité, force est effectivement de constater que ce n’est ni Nicolas le jardinier et encore moins, une réincarnation d’André Le Nôtre qui s’est occupée de la parcelle 57. « Cette division a fait l’objet, au printemps, d’importants travaux de reprises de sépultures expirées, rassure la mairie par le biais de son service communication. À cette occasion la Ville a testé un semis de prairie fleurie afin d’éviter l’aspect chantier lié aux importants mouvements de terre. Un cheminement piéton pour faciliter l’accès des familles a été créé dans le même temps. Le fleurissement a été apprécié, mais pour autant il a été décidé de réintervenir dès l’arrivée du mauvais temps. La fauche va donc avoir lieu avant la fin du mois ».
« Volonté de rénover »
Et d’ajouter : « Mme Briand a contacté le centre d’appel de la Ville le 31/10 au midi pour signaler son insatisfaction Il lui a donc été apporté cette réponse le 04/11. Ce qui est un temps de réponse extrêmement court ». Et de conclure : « Pour être complet, ces travaux de reprises s’inscrivent dans une volonté de rénover le cimetière afin de le réaménager en tenant compte des contraintes modernes (accessibilité, mécanisation, traitement paysager …) ». Dont acte.
DLM-T
Mourir, ce n’est pas de tout repos…
• Une déclaration de décès doit être faite à la mairie dans un délai de 24 heures (les dimanches et jours fériés ne sont pas compris).
• Crémation et cendres : les cendres peuvent être conservées dans une urne placée dans une sépulture traditionnelle, sur un monument funéraire, dans une case de columbarium ou dans un cavurne. Elles peuvent également être dispersées dans un espace aménagé à cet effet dans le cimetière (jardin du souvenir). Les cendres ne doivent pas être dispersées sur l’espace public.
; Une concession est un emplacement dans un cimetière délivré par la Ville à un particulier pour une durée et une superficie variables. Les différentes durées de concession proposées dans les cimetières du Havre sont de 15, 30 ou 50 ans et sont renouvelables. Seul le concessionnaire, ou ses héritiers s’il est décédé, peut renouveler la concession dans les deux années suivant son expiration.
• La mairie prend en charge les obsèques, l’inhumation ou la crémation des personnes décédées sans ressources suffisantes. L’inhumation est alors réalisée en terrain commun tandis que les cendres sont dispersées au jardin du souvenir.
• Qui peut reposer dans un cimetière havrais ? Les personnes décédées au Havre; des personnes domiciliées au Havre, quel que soit le lieu de décès; des personnes qui ont une concession familiale dans un cimetière havrais; des personnes établies hors de France et votant au Havre.
• s’organiser de son vivant : On peut souscrire un « contrat obsèques » auprès des pompes funèbres permettant d’organiser et de financer ses obsèques de son vivant. Il garantit le déroulement des obsèques tel qu’il en a été décidé dans le contrat. Vous pouvez aussi souscrire un « contrat de prévoyance » auprès d’une compagnie d’assurance ou d’une banque. Le capital sera versé à votre famille à votre décès. Vous pouvez également vous rendre chez le notaire pour mettre par écrit vos dernières volontés et en donner copie à vos proches.
• Funérarium : On n’est pas obligé de faire sa cérémonie là-bas si on préfère la faire ailleurs !
• cercueil : On peut le fabriquer soit même si on respecte les normes de la législation funéraire. Grande nouveauté : le cercueil en carton, c’est la tendance écolo et citoyenne. Une source du net indique que ce dernier coûte moins cher que le cercueil en bois avec des prix allant de 100 à 600 euros.
Les cimetières havrais • Le cimetière paysager de Bléville • Le cimetière Nord • Le cimetière de Sanvic • Le cimetière Sainte-Marie • Le cimetière de Graville Abbaye • Le cimetière de Graville Corot, • Le cimetière de Rouelles.
Source documentaire : Ville du Havre.

