Le mini vélo pliable pour circuler au Havre

Dernière mise à jour : 27/06/2011 à 19:32

Leila Velo«L ’enfer, c’est les autres » disait Sartre. C’est que le brave homme a quitté Le Havre bien trop tôt sinon, c’est sûr, il aurait dit : « L’enfer c’est Le Havre. Ses rues défoncées, sa circulation altérée. L’enfer, c’est la route ! » Moi, j’ai décidé de lutter contre le stress quotidien des transports en achetant un vélo. Et comme je suis une urbaine de A à Z, j’ai décidé de tenter l’aventure du mini-vélo pliable. Certes, c’est cher (300 euros environ) mais c’est pratique. Le seul challenge consiste à maîtriser le pliage et ce n’est pas si évident que cela. Pourtant, quand on voit le vendeur faire, on se dit que ça a l’air simplissime. Erreur, il faut tout de même un peu d’entraînement avant  de maîtriser la bête. Ci-après, récit d’un domptage de fauve en métal par une toute nouvelle aventurière de la route.
Il est beau le vélo ! Ergonomique, pratique, étudié. Pour le plier, on commence par rentrer les pédales avec un système bien ficelé. Fastoche. On fera attention à ne pas se pincer la peau des doigts pour l’opération inverse. J’en suis perso à quelques bobos.
Deuxième opération : plier le guidon. Assez facile aussi puisqu’une poignée permet de desserrer rapidement le système de blocage. Moins aisé, le desserrage du cadre qui, néanmoins, de façon magique se scinde tout à coup en deux parties. La dernière opération, celle qui consiste à assembler les bouts pliés, est la plus délicate car il faut « prendre le coup » de l’emboîtement. La selle, si elle n’est pas assez rentrée par exemple, gêne la fermeture complète. Il faut aussi repérer le positionnement de pédales pour éviter que cela ne coince. Au moment où j’écris ces lignes, cela fait 6 jours que j’ai mon nouveau vélo et je maîtrise encore moyennement le pliage – je confesse m’être même énervée deux trois fois ! J’ai également éraflé à plusieurs endroits la jolie peinture mauve… En revanche le dépliage est extrêmement simple. Attention à ne pas se coincer les doigts : cela arrivera souvent avant de comprendre qu’il y a des endroits où on ne met pas les mains ! Pratique, très pratique, ce vélo reste un camarade précieux . Il se glisse partout et s’emporte presque comme un « accessoire ». Toutefois, il n’est pas étudié pour être tout-terrain et donc on sera prudent sur les montées de trottoirs (surtout dans l’état dans lequel ils sont actuellement), la suspension est assez abrupte. En revanche, la petite taille de ce vélo permet de se glisser partout.
DLM-T